Je trace doucement la ligne de ce visage que je connais par coeur, en dessine chaque contour, chaque parcelle, chaque perfection. Je l'aime cette trame de peau si fine et si parfaite. Si douce et si sensuelle. j'adore la regarder, l'observer, la sentir courir sous ma peau d'albatre, comme le sang rugissant a mon corps.
Si désesperement belle.
Oui, belle.
Je suis sur que personne, jamais, n'attendrait un tel mot de moi...
...pour une autre personne
Et pourtant
Belle
Voila que je le prononce encore
A peine un murmure que tu ne peux entendre. Pas alors que tu dors d'un si profond sommeil, sereine comme jamais tu ne peux l'etre en ma présence.
Est ce que je te fais peur ?
Est ce que je te rebute ?
Est ce que je t'attire ?
M'aimes tu, ma beauté, ma douce création, mon sang ?
j'en viens a l'espérer, une fois de plus, alors que je te regarde cette nuit encore, si sublime, allongée dans tes draps de satin crayonnant si parfaitement les sensuels contours de ton corps nu.
Ma main quitte ton visage, reposant calmement au creux de cet oreiller de plume, comme le plus précieux des bijoux sur un coussin cousu d'or, et glisse doucement sur la base de ton cou gracile. Je caresse un instant le fin duvet de chevelure blonde qui s'évase en ton dos pour descendre peu a peu le long de ta colonne vertébrale. Je sens a peine les rebords francs de tes os tant ta peau est douce. Ils deviennent baisers ondulatoires sous mes doigts de feu.
Et je poursuis ma chute sur cette ligne de vie volontaire et de ton cou passe a ton dos. Je te sens frissonner alors que ma main t'effleure entre les omoplates, tu gémis doucement dans ton sommeil et ton visage se fend d'un merveilleux sourire...si beaux.
Une fois encore le mot m'échappe.
Un merveilleux sourire, qui me fait m'attarder dans cette caresse, laissant mes doigts s'échapper plus loin que leur chemin pour venir un instant s'attarder aux creux de ta peau. j'en savoure le contact brulant, lame de feu qui se propage a mon corps et me fait me pencher un peu trop. Mes lèvres s'entrouvrent, mon souffle se répand sur ton dos et je ne suis pas loin de me laisser plonger dans le désir d'embrasser ton etre.
Mais je me relève lentement. Encore aujourd'hui, je ne gouterais pas la douceur de ton essence.
Un jour peut etre, si tu y consens...