Marchant dans un espace immense,
Composé de brume et silence,
Les cèdres humant cette humidité,
Leurs doigts retenant la liquidité,
Qui se transforme en gouttelettes,
Ressemblant à une rosée parfaite,
Dégageant une ravissante senteur,
Un souvenir qui repose dans mon coeur.
Le brouillard se dégage faisant place,
À un paysage qui en garde la trace,
Dans les arbres des milliers de gouttes,
Parent les bras, les doigts, sur ma route,
Mes yeux dans cette lumière diffusée,
Voient des Perles de Lunes irisées,
Comme celle reposant au coin de ton oeil,
Le jour de ton départ, celui de mon deuil.
Dans cette tranquille nuit silencieuse,
Je pense à la vie si précieuse,
Que nous ne partagerons plus jamais,
Sur cette terre, toi que toujours j'aimerai,
Ton amour existera même dans la mort,
Connaissant le chagrin de ton départ,
Dans cette larme ton adieu fut confié,
Sur tes lèvres, un baiser j'ai déposé.